En bref
Revue scientifique consacrée aux risques chimiques liés à l’utilisation abusive des corticoïdes et de la cyproheptadine à des fins de prise de poids.
Abstract scientifique
Affiliation : Université Protestante au Congo (UPC) et Université Méthodiste John Wesley
L’usage détourné des corticoïdes (dexaméthasone, prednisone) et de la cyproheptadine pour la prise de poids esthétique constitue une pratique croissante en Afrique, particulièrement chez les adolescentes et les jeunes femmes. Cette revue de littérature analyse les risques chimiques et les conséquences sanitaires associés à cette consommation abusive. Une revue narrative a été réalisée à partir des bases de données internationales (PubMed, Scopus, Google Scholar) et de rapports institutionnels, couvrant les publications pertinentes entre 2000 et 2025. Les données montrent que la prise de poids induite par les corticoïdes résulte d’une augmentation de l’appétit, d’une rétention hydrosodée et d’une accumulation de graisse viscérale. L’exposition prolongée entraîne une inhibition de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, pouvant évoluer vers une insuffisance surrénalienne secondaire et un syndrome de Cushing iatrogène. Les complications métaboliques incluent le diabète cortico-induit, les dyslipidémies, l’hypertension et un risque cardiovasculaire accru. La cyproheptadine expose à une somnolence marquée, des troubles neurologiques et une toxicité hépatique. Son association avec les corticoïdes potentialise les effets orexigènes et amplifie les risques métaboliques et immunologiques. La prévention du mésusage nécessite un renforcement de la sensibilisation, de la pharmacovigilance et de la régulation de la dispensation.
Points essentiels
- Analyse des pratiques d’usage détourné à Kinshasa.
- Risques systémiques liés à l’exposition prolongée ou non encadrée.
- Renforcement de la sensibilisation et du contrôle sanitaire.
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